Créer une SARL : Avantages et inconvénients de ce statut

Créer une SARL : Avantages et inconvénients de ce statut

Lorsque l’on décide de créer une entreprise, l’une des premières décisions importantes à laquelle il faut faire face, c’est souvent la définition du statut juridique de celle-ci. La Société A Responsabilité Limitée (SARL) est, depuis de nombreuses années, la solution la plus souvent privilégiée par les entrepreneurs, en particulier pour la création d’entreprises de petite taille. Ce type de structure offre en effet plusieurs avantages mais aussi quelques inconvénients. Les voici ici exposés afin de pouvoir faire le meilleur choix.

Les avantages d’une SARL

Un patrimoine personnel protégé

Le premier avantage est constitutif de la SARL puisqu’il lui donne son nom. En effet, dans ce type d’entreprise, la responsabilité des associés est limitée et s’établit à la hauteur du capital qu’ils ont apporté. En cas de faillite, chacun risque donc de perdre sa mise de départ mais pas plus et surtout pas ses biens personnels car ceux-ci sont totalement dissociés du patrimoine de la société (sauf en cas de faute concernant la gestion de l’entreprise).

Un cadre légal strict et sécurisant

Le cadre juridique qui régit la gestion d’une SARL est aussi clair que contraignant. Il est contenu à la fois dans le Code de commerce et dans le Code civil et doit, de plus, être repris dans les statuts de la société. C’est donc une base de travail explicite, sécurisante et une véritable protection, même pour les entrepreneurs débutants ou les associés minoritaires, car elle prévoit presque toutes les situations (l’objet social de la société, la répartition des parts sociales, la modalité de redistribution des bénéfices, la procédure de nomination du gérant …).

Un conjoint pris en compte

Concernant les relations entre les collaborateurs, une SARL a aussi l’avantage de permettre un travail dans un cadre en partie familial grâce au statut de conjoint collaborateur. Celui-ci permet à un conjoint d’être considéré comme un travailleur à part entière, même s’il n’est pas rémunéré, et de bénéficier d’une protection sociale à coût réduit puisque seuls trois types de cotisations doivent être payés : la retraite, la retraite complémentaire et l’invalidité-décès.

Un régime social financièrement avantageux

Dernier avantage, le dirigeant majoritaire de la SARL, l’associé qui détient plus de 50% du capital total de la société, bénéficie du statut de Travailleur Non Salarié (TNS). Il est donc rattaché au régime de la Sécurité sociale pour les indépendants (anciennement RSI). Les cotisations sociales dont il doit s’acquitter sont ainsi moins importantes que pour un associé minoritaire qui est assimilé à un salarié (45% pour le premier contre 80% pour le second qui est affilié à l’URSSAF).

Les inconvénients d’une SARL

Une structure lourde et coûteuse

Bien que protecteur et sécurisant, le cadre légal strict de la SARL induit aussi souvent un formalisme très rigide qui laisse peu de liberté aux associés, en matière de gestion par exemple. C’est donc un sérieux handicap du point de vue de la réactivité de l’entreprise.

De plus, tout au long de son existence, la SARL est une structure avec un coût de fonctionnement très important. En effet, tout d’abord, sa création nécessite de nombreuses démarches, très spécifiques et coûteuses, comme la rédaction de statuts par un cabinet d’avocats spécialisés et l’accomplissement de formalités légales notamment auprès du tribunal de commerce. Ensuite, il faut, chaque année, organiser une assemblée générale avec les associés ou encore faire certifier les comptes par un expert-comptable et ensuite les déposer au greffe du tribunal de commerce.

Un régime social moins complet

Si le statut de TNS permet de payer moins de charges sociales, la protection qu’il confère est aussi moins importante que celle accordée aux salariés ou assimilés. Il est d’ailleurs souvent conseillé, à l’associé majoritaire, de souscrire à un système de protection complémentaire (mutuelle ou assurance) afin de palier aux éventuelles défaillances de son régime social d’indépendant notamment en matière d’assurance chômage ou dans le cas d’un accident du travail.

Une croissance financière plus difficile

Vouloir faire grandir une SARL et donc inviter de nouveaux associés à entrer dans son capital social n’est pas une chose facile. Toute procédure d’augmentation de capital, dans ce type de société, est en effet soumise à de multiples formalités administratives aussi strictes qu’astreignantes à l’image de la procédure d’agrément qui permet la cession de parts sociales seulement dans le cas où la majorité des associés y est favorable.

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