Créer une SAS : Avantages et inconvénients de ce statut

Créer une SAS : Avantages et inconvénients de ce statut

Une société par actions simplifiée, couramment appelée SAS, est une forme juridique qui regroupe un ou plusieurs associés, que ce soit des personnes morales ou physiques. S’il n’y a qu’un associé, la SAS devient une SASU. Vous avez envie de vous lancer à la tête de votre entreprise ? Découvrez quels sont les avantages et les inconvénients de ce type de régime.

Les avantages de la Société par Actions Simplifiée :

• Une grande liberté pour tous les associés : les associés doivent élire un président de la SAS mais ils sont ensuite libre d’agir comme ils l’entendent, du moment qu’ils respectent la loi. La SAS peut accueillir une quantité illimitée de nouveaux actionnaires, ce qui est un réel avantage par rapport à la SARL, un autre régime lui-même limité à 100 maximum.
• Les dirigeants sont considérés comme des salariés : ils cumulent donc un certain nombre d’avantages sociaux très avantageux et cotisent aussi bien pour leur retraite que pour l’assurance maladie. S’ils ne perçoivent aucun salaire, ils ne devront rien. Ce n’est pas le cas des travailleurs non salariés qui doivent fournir des cotisations sociales même quand ils ne perçoivent aucune rémunération.
• Une responsabilité limitée : les actionnaires qui décident de s’associer pour créer une SAS savent exactement ce à quoi ils s’engagent. En effet, ils investissent un certain montant, ils ne pourront pas perdre plus que ce qu’ils ont investi s’il devait y avoir un problème plus tard. C’est eux qui définissent ce qu’ils veulent engager dans l’affaire, tout en sachant que leurs pertes ou leurs gains seront ensuite calculés en fonction de la somme mise.
• Possibilité de souscrire à l’impôt sur le revenu et non sur la société : c’est un avantage non négligeable de la SAS. Celle-ci devrait normalement être soumise à l’impôt sur les sociétés, mais sous réserve de certaines conditions, il est possible de passer à l’impôt sur le revenu. Ce privilège dure cinq ans, et il est acquis si l’entreprise compte moins de 50 salariés, si au moins la moitié des actionnaires sont de réelles personnes physiques, si le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 millions d’euros par an ou si un ou plusieurs des dirigeants détiennent au moins 34 % des actions. Les actionnaires dirigeants devront donc verser 8 % de cotisations sociales tandis que les actionnaires non-dirigeants devront en verser 15, 5 %. Enfin, si la SAS ne réalise aucun bénéfice, la première année par exemple, les différents associés pourront demander à réduire leur taux d’imposition.
• Ce n’est pas obligatoire d’avoir un commissaire aux comptes : si le nombre de salariés est inférieur à 20, si le CA HT est inférieur à 2 000 000 euros et si le bilan total est inférieur à 1 000 000 euros, alors la SAS n’est pas obligée de faire appel à un commissaire aux comptes.
• Il est possible de fonder une SAS avec un capital inexistant : vous pouvez monter votre SAS même si vous n’avez qu’un euro à mettre dans le capital de départ. Vous pourrez de toute façon augmenter celui-ci par la suite sans aucune procédure particulière.

Les inconvénients de la SAS :

• Il faut être très compétent pour rédiger sans erreurs les statuts de la SAS : vous devrez faire appel à un prestataire extérieur ou passer vous-même beaucoup de temps à tout relire pour ne laisser passer aucune erreur. La SAS laisse de la liberté aux actionnaires, mais ceux-ci doivent être extrêmement rigoureux pour être bien en règle avec la loi. Si une erreur est détectée dans les documents, la création de votre SAS risque d’être décalée de plusieurs mois, le temps de corriger les statuts de manière officielle.
• La nomination d’un commissaire aux comptes est obligatoire dès que la SAS peut cocher deux des trois points suivants : vous dépassez 20 salariés, votre CA HT annuel dépasse 2 000 000 euros ou votre bilan total dépasse 1 000 000 euros.
• Les mandataires ne peuvent pas bénéficier du régime des travailleurs non-salariés : ils ont un taux de cotisation annuel de 70 %, ce qui est bien élevé que dans une SARL. Les dirigeants jouissent de plusieurs bénéfices puisqu’ils sont considérés comme des salariés : en revanche, ils devront payer d’autres charges élevées pour compenser. Si vous voulez y échapper, vous devrez choisir la rémunération par dividendes. Par contre, vous ne pourrez plus profiter des avantages dus à la protection par le régime de la SAS.
La SAS ne peut pas être cotée en bourse : même si votre SAS est florissante et qu’elle croît d’année en année, elle ne pourra pas être cotée en bourse et atteindre les plus grands marchés financiers. Les actions pourront donc être rachetées uniquement par des investisseurs particuliers.

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